Desperate Housewives

Desperate Housewives

Chaîne : ABC
Date de création : 2004
Statut : Terminée (2012)
Nombre de saisons : Huit saisons

Critique initialement écrite le 30/03/2013

Synopsis

On nous emmène dans le quartier de Wisteria Lane, où une habitante, Mary Alice Young, se suicide d’une balle dans la tête. Tout le monde est sous le choc, bouleversé, surtout ses quatres voisines :
Gabrielle Solis, une ancienne mannequin, très branché, un peu superficielle, toujours bien fringuée. Elle est mariée mais va entretenir une relation avec… son jeune jardinier ; Bree Van De Kamp, une mère modèle, qui plus est rousse, qui en très bonne cuisto accueillera toujours les nouveaux habitants d’un joli panier de muffins et autres gourmandises ; Susan Meyer, qui est quelque peu maladroite et fraîchement divorcée ; et Lynette Scavo, mère de famille nombreuse, qui vient d’abandonner sa carrière pour se consacrer à ses gosses, et elle aime beaucoup son mari, mais malheureusement il est peu présent, son boulot lui prenant la majorité de son temps.

Générique, OST et jeu d’acteur

On démarre avec un générique qui met en place plusieurs courants artistiques. Du tableau de Jan Van Eyck en passant par Ève, on détourne le but de l’oeuvre de base pour mettre la femme au premier plan. La femme n’hésitera pas à botter le cul des hommes sur les différentes images. Mais on la présentera aussi comme « croqueuse d’hommes », au milieu de toutes ces pommes. La musique qui va avec donne bien l’esprit de la série à mon sens. Je n’ai pas grand chose à dire sur l’OST, elle ne reprend presque pas de titres « connus » mais tout a été composé pour la série. Des pistes s’associant souvent à chacun des personnages, reprenant la même mélodie à chaque fois. Une musique « malicieuse » j’ai envie de dire, comme si on voulait rigoler un peu des personnages. Je trouve qu’on retrouve le même esprit que dans le générique. Une OST pas mémorable mais qui fonctionne. Les acteurs jouent assez bien, mais il y a tellement de personnages au fil des saisons qu’aucun ne se dégage réellement du lot.

Mon avis

Les premières saisons fonctionnent très bien : on découvre les habitants de Wisteria Lane (les Wisterianais?), les relations qu’ils entretiennent, leurs premiers secrets, leurs petits problèmes. Un ensemble assez cohérent, avec des personnages assez sympas. Au début de la série, j’aimais beaucoup Susan (bon c’est plus le cas maintenant mais j’y viens après), parce qu’avec ses gaffes et sa maladresse, je m’associais plus ou moins à elle. Bree nous fera rire dans son p’tit monde où tout doit être clean, parfait, sans défaut. J’aimais également la présence d’Edie Britt, la connasse de service qui remuait un peu tout ce beau monde. Bref, il s’en passait des choses ! Des choses tristes, mais aussi des trucs sympas, drôles, mais dans tous les cas chacun pouvait apprécier la série de la manière dont il le voulait.

Et puis sont arrivées les deux ou trois dernières saisons (j’me souviens plus bien, j’en suis désolée). Là on perd ce qui faisait la série. On tombe dans le banal, le déjà vu (après Glee, la palme du recyclage d’intrigues revient à Bree, qui revit exactement ce par quoi elle est passée quelques saisons avant dans la saison 8). On nous fait tourner en rond, les intrigues ont tout perdu de leur réalisme (allez viens, on va faire crever tout le monde dans le quartier). Et en cadeau, on rend les personnages particulièrement exaspérants et casse-burnes, surtout Susan (voilà j’y viens) : alors là c’est du grand art… dans le mauvais sens. L’art de rendre Susan super-extra-méga tête à claques. On a envie de l’encastrer dans un mur tellement elle nous énerve. C’est tellement dommage de plus ou moins ruiner tout ce que la série a bâti pendant 6 saisons et de tout gâcher à la fin. La saison 8 nous déçoit réellement. Bon tout n’est pas à jeter, il reste quelques moments/épisodes à garder, mais franchement c’est vraiment pas transcendant.

En bref

Pour résumer, Desperate Housewives, ça restera l’un des piliers du drama (avec une touche de comédie) des années 2000, et même de l’année 2004, faisant parti du trio infernal qu’elle forme avec Lost et House. Desperate Housewives a su recréer le drama de manière assez addictive et divertissante. Les morales de Mary Alice (« Ouiiiii, la vie est dure parfois ») nous manquerons un peu quand même, mais dans tous les cas, la série est devenu un monument, et a réussi à marquer les esprits.

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