Black Mirror 1×02 – Fifteen Millions Merits

Black Mirror 1x02

Critique initialement écrite le 25/04/2013

Attention spoilers ! Ne pas lire si vous n'êtes pas à jour... ou que vous vous en foutez de savoir la suite !

Attention spoilers !
Ne pas lire si vous n’êtes pas à jour… ou que vous vous en foutez de savoir la suite !

Résumé de l’épisode et mon avis

Dans cet épisode, contrairement au précédent qui se passait dans le monde actuel, on nous envoie cette fois ci dans un monde futuriste, où les « Black Mirrors » sont partout. Chaque personne vit dans quelques mètres carrés, avec un lit, et entourés par quatre murs remplis d’écrans. Ils sont complètement coupés de la nature, de l’extérieur, qu’ils ne voient que sous forme de pixels. Les personnes vont se rassembler dans des salles où une quinzaine de personnes peuvent y être à la fois, et où se trouvent des vélos d’appartements, eux aussi placés devant des écrans. Chaque personne doit pédaler sur ces vélos dans le but de gagner des crédits, qui leur permettra d’acheter de nouvelles choses virtuelles pour leur avatar, de nouvelles chaînes, …

Ils sont obligés de regarder certains programmes, auquel cas s’ils refusent, ils perdent des crédits. On découvre un monde complètement à part, où le virtuel passe avant le réel. Le personnage principal, Bing Madsen, est un jeune homme qui en a plus qu’assez de vivre dans un monde pareil, mais il n’a pas le choix, il continue de pédaler, dans l’espoir qu’un jour quelque chose se produise. Et ce quelque chose, c’est une personne. Bing rencontre Abi Carner, une jeune femme qui rêve de devenir chanteuse.

Ce monde fait un parallèle avec l’émission X Factor, puisque chez eux aussi, il y a trois jurés. Sauf que les trois jurés ne se contentent pas d’appuyer sur un bouton pour renvoyer les personnes chez eux. Non, ici, ces jurés « règnent » sur la population, et dès qu’une personne a assez de crédits (15 000 000), elle peut se présenter devant eux pour montrer son talent. Bing offre à Abi ces 15 000 000 de crédits. Abi n’a absolument pas confiance en elle ou son talent, mais elle y va quand même, dans l’espoir de vivre une autre vie que celle d’une cycliste d’appartement.

Abi va quasiment tout de suite sur le plateau, passant devant des personnes qui attendent depuis plus d’une semaine dans une pièce. Elle arrive sur la scène, devant ces trois jurés et devant un public virtuel, avec tous les avatars des autres personnes qu’on a pu apercevoir. Elle fait sa prestation, le jury est conquis, et pourtant, ils ne lui font pas la proposition attendue. En effet, ils veulent qu’elle devienne actrice porno plutôt que chanteuse, car il y en a déjà trop. Sous le choc, hésitant pendant de longues minutes, elle va finir par accepter la proposition à contre-coeur, simplement pour respecter tous ceux qui rêveraient d’être à sa place, et qui, eux, n’hésiteraient absolument pas.

Bing, dans sa chambre, n’a plus assez d’argent pour refuser de regarder le programme qui passe devant ses yeux : celui du premier film X d’Abi. Il va péter un gros câble sur les écrans de sa chambre, cassant l’un d’entre eux, lui donnant un morceau de verre bien coupant. Il pourrait se couper les veines, mais il réagit à temps et trouve une autre idée. Il va maintenant se préparer à faire un numéro de breakdance. Mais il va surtout économiser autant qu’il peut ses crédits, en volant la nourriture des autres, et en pédalant comme jamais.

Une fois le montant de crédits obtenu, il arrive à se produire devant le jury. Faisant quelques mouvements, il s’arrête brusquement et se saisit de son morceau de verre, le mettant sous sa gorge. Déversant un flot de paroles incessant dénonçant la vérité de cette vie impossible, le jury est stupéfait et lui propose d’animer une émission où la liberté d’expression serait le mot d’ordre. Il accepte.

Les dernières images sont celles de notre personnage, animant son émission. Il finit par ranger son morceau de verre dans une boîte. On le voit dans une grande pièce, espacée et moderne, et toujours enfermé entre quatre pans d’écran. La liberté n’est toujours pas à sa portée.

Voilà pour le résumé de l’épisode, passons maintenant à la critique.Cet épisode qui dure 60 minutes, nous présente encore une fois une nouvelle critique de notre vie actuelle, ici exagérée. Tous ces écrans reflètent à la fois la débilité de la télé réalité, ainsi que les différents mondes virtuels mis en place par de nombreux sites internet. On peut voir comment toute la population est ainsi manipulée par ces jurés qui ne cherchent qu’à utiliser ces personnes pour eux-mêmes les divertir, un véritable cercle vicieux les embobine.

Vous avez peut-être pu voir l’acteur qui joue Bing dans la première génération de Skins (dans le rôle de Posh Kenneth) et celle qui joue Abi dans Misfits (vous savez, la sainte nitouche flippante, avec sa phrase « you don’t have to do this, you can be so much better »).

L’épisode arrive à nous transporter quasi instantanément dans cet univers particulier. Toutefois, les pièces où ils vivent me rappelle l’appart de Simon dans Misfits, avec sa modernité et ses écrans partout. L’épisode en général me rappelle la série Dollhouse, car dans cette série également, des gens sont reclus du monde extérieur, et complètement dirigés par des personnes extérieures au système. L’univers Black Mirror me fait également penser au film Ch@troom, qui lui aussi montre les ravages des mondes virtuels.

J’ai encore une fois adoré cet épisode, car malgré le fait que ça ne se passe pas dans notre monde actuel, la vraisemblance avec ce qui pourrait potentiellement se passer dans plusieurs dizaines d’années est frappante, et met en relief les idioties passant à la télévision. Black Mirror arrive réellement à rendre ses épisodes saisissants, passionnants du début à la fin, sans longueurs. En plus, une série fonctionnant épisode par épisode, complètement séparément les uns des autres, c’est quelque chose d’assez rare, et surtout que ça fonctionne parfaitement ! On s’attache suffisamment aux personnages, qui ont des personnalités intéressantes (même si pas assez développés à mon goût, tout du moins dans cet épi’) ; chaque épisode arrive à imposer son style en quelques minutes.

Le spoiler est fini, tu peux ouvrir à nouveau tes yeux si tu n'étais pas à jour !

Le spoiler est fini, tu peux ouvrir à nouveau tes yeux si tu n’étais pas à jour !

En bref

Encore un épisode excellent, et même si je n’ai pas encore tout vu, je vous conseille dors et déjà cette série géniale.

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