The Wire

The Wire

Chaîne : HBO
Date de création : 2002
Statut : Terminée (2008)
Nombre de saisons : Cinq saisons

Critique initialement écrite le 19/01/2014

Synopsis

La série nous emmène dans la ville de Baltimore (Etat du Maryland), une des villes aux quartiers les plus difficiles au monde. On nous présente d’un côté la police, en particulier l’équipe qui s’occupe des affaires de drogue ; et donc de l’autre côté les dealers. Et là où l’on pourrait croire que les policiers sont les gentils et les dealers les méchants, on fait la part des choses et on montre les qualités et défauts des deux partis. Chaque saison s’attarde sur une facette différente mais complémentaire de la ville. Je développerais un peu après.

Générique, OST et jeu d’acteur

Le générique change toutes les saisons tout en gardant la même façon de procéder : des images qui passent dans la série se suivent succinctement, en montrant de plus près la thématique de la saison. On reconnait certains des personnages sans pour autant montrer leurs visages. La musique originale est « Down In The Hole » de Tom Waits, utilisée dans la saison 2, mais je pense que ma version préférée de la chanson est celle utilisée en saison 5 et interprétée par Steve Earle ; je trouve qu’elle correspond très bien à la saison, je ne sais pas trop comment expliquer. Le générique finit toujours par une citation, qui n’est autre qu’une réplique de l’épisode en question, une manière de mettre en évidence l’écriture de la série. L’OST de la série, bien que peu présent du fait du genre de la série (presque un documentaire dans le fond, mais pas dans la forme, dans le sens où ce n’est pas filmé de cette manière) place quelques titres rap et hip-hop, en concordance avec la population de Baltimore. Le jeu d’acteur est exceptionnel, car contrairement aux séries en général, ici on ne met pas de « stars » au premier plan. Le casting est fait pour paraître le plus réaliste possible. Même si au départ, on peut être réticent concernant les personnalités des personnages, qui peuvent paraitre assez peu approfondies, elles le deviennent au fur et à mesure des saisons, notamment pour les personnages de McNulty (le personnage principal si l’on peut dire, même s’il n’y en a pas vraiment ; qui est un des policiers), Stringer Bell et Omar Little, véritables emblèmes des dealers de Baltimore.

Mon avis

La série est considérée par de nombreux journaux, spécialistes en séries et autres comme « la meilleure série de toute l’histoire de la télévision américaine ». Autant dire qu’avant de m’y mettre, je mettais la barre très haute sans trop savoir dans quoi je mettais les pieds. Ce genre de synopsis, c’est clairement pas ce qui m’attire, mais je voulais vraiment voir ce que ça donnait.

J’ai donc commencé la série, et j’ai vite déchanté. Je n’avais jamais vu de rythme aussi lent (pourtant j’en ai vu quelques-unes de séries où l’action n’est pas très rapide : Mad Men, Six Feet Under, …). Tout d’abord, dans ma tête, c’était très flou : une flopée de personnages dont on ne retient pas le nom (même au bout de 5 saisons y en a dont je n’ai pas retenu le nom !), donc on ne sait plus trop qui est qui, et il faut s’accrocher. Autant dire qu’on ne peut pas tricoter et regarder The Wire en même temps. Il faut être concentré pour apprécier. J’étais d’ailleurs super frustrée de ce dont je ressentais : la majorité des personnes crient au miracle devant cette série, et moi je passe complètement à côté, qu’est ce qui cloche chez moi ? Cela remettait en question tout ce que j’avais pu dire à propos de toutes les séries dont j’ai fait la critique. Et si je ne voyais pas les choses sous un bon angle ?

La première saison traite sur les luttes entre les gangs de drogue et la police (un sujet, qui au final, réapparaîtra dans toutes les saisons, mais cette saison permet de poser les bases de la série) ; et la deuxième saison (qui est considérée comme la moins bonne des cinq saisons, sentiment que je partage) traite du port de Baltimore, où la contrebande fait rage et où les syndicats ne sont pas très contents. Une saison deux qui est assez différente du reste au final, c’est sûrement la raison pour laquelle elle n’est pas autant appréciée que le reste.

Puis vint la saison 3. Et c’est enfin à ce moment que j’ai beaucoup plus accroché à la série. Il m’en aura fallu du temps ! 25 épisodes très précisément (et 25 épisodes d’une heure, ça fait beaucoup). Cette saison trois nous montre les luttes politiques, la prise de pouvoir et leadership social. On suit notamment un candidat qui veut devenir maire, Tommy Carcetti. Et ce n’est pas simple pour lui de s’imposer : il est blanc, alors que la population est essentiellement noire, mais il veut le bien de la ville. On suit alors avec intérêt ce personnage, mais l’on suit également Stringer Bell, qui à l’aide d’Avon Barksdale (un autre baron de la drogue) réinvestit son argent issu de la drogue dans divers projets. On découvre alors Stringer sous un autre visage, celui de l’homme d’affaires. Cependant son passé ne reste jamais très loin.

Je pense que la saison 4 est celle qui m’a le plus plu, où cette fois ci on s’attarde sur le système éducatif de Baltimore. Eh bien oui, au final, elle est là la source de tous les problèmes. Des gosses de 10 ans se retrouvent aux coins des rues à vendre de la drogue au lieu d’aller à l’école. Mais comment faire cours à des enfants qui ne voient leur futur que dans ce milieu ? On suit notamment M. Prez, un ancien flic reconverti en prof. Il essaye de tirer ses élèves vers le haut malgré la difficulté de ces gamins à être attentif et préférant insulter les profs ou même s’insulter entre eux. C’est la saison que j’ai le plus apprécié, tout simplement car la scolarité reste quelque chose proche de nous tous, on y est tous passés ; là où la saison 1 et 2 traitait des choses qui peut-être étaient un peu trop éloignés de ce que je connais.

Et enfin, la saison 5, qui elle traite des médias, en particulier de la presse, avec le journal Baltimore Sun (un réel journal ou le créateur de la série, David Simon, a travaillé, et là que l’idée de la série lui est venu). Une saison également réussie, malgré un nombre d’épisodes un peu plus réduit. Une saison où les journalistes cherchent l’information sans pour autant voir qu’à ce moment-là, la police est corrompue. On finit par le final (non, arrête ?!). Un final d’une heure trente qui permet de boucler la boucle, très haletant car il y a un certain retournement de situation.

En bref

The Wire, malgré ce que j’ai pu penser au début, est une très bonne série, car elle est très réaliste (c’est son but en même temps), sûrement la plus réaliste que j’ai pu voir. C’est peut-être aussi pour ça que je n’aimais pas trop au début : trop de réalisme, pas assez de fiction. Ce n’est pas une série facile d’accès, certes, mais qui mérite d’être visionnée car elle montre la ville de Baltimore sous tous les angles, des angles méconnus par un grand nombre. Une série très réussie, car elle est vraiment de qualité, et ce même s’il m’a fallu deux saisons pour l’apprécier et que donc, je n’ai pas eu le coup de cœur pour la série.

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