House of Cards

House of Cards

Chaîne : Netflix
Date de création : 2013
Statut : En cours
Nombre de saisons : Quatre saisons, renouvelée pour une cinquième saison

Critique initialement écrite le 27/12/2014

Synopsis

House of Cards, c’est l’histoire de Francis « Frank » Underwood, un élu démocrate et whip (en gros c’est la personne qui va se charger que tous ceux de son parti qui ont la possibilité de voter votent bien ce qu’il faut. Whip veut dire fouet en anglais, ça correspond pas mal, nan ?), marié à Claire Underwood, qui gère différents projets de son côté et aide son mari à grimper les échelons.

Générique, OST et jeu d’acteur

La série commence comme ceci : le président des Etats-Unis, Garrett Walker, a été élu grâce à l’aide de Frank. En échange de ses bons services, il serait élu Secrétaire d’Etat. Sauf que le Président a entretemps changé d’avis, ce qui rend Frank furax, ainsi que sa femme qui comptait sur cette élection pour avoir encore plus de marge de manœuvre pour réaliser ses projets plus ou moins politiques également. Le couple Underwood va alors tout faire et détruire tous ceux qui se sont opposés à cette « promotion » si j’ose dire. Pour cela, Frank doit trouver des pions qu’il utilisera pour arriver à ses fins, à commencer par Peter Russo, un député de Pennsylvanie alcoolique ayant une vie privée bien fucked up (et qui donc va subir du chantage par peur que tous ses petits secrets sombres ne soient pas révélés), ainsi que Zoe Barnes, une jeune journaliste très ambitieuse qui elle-même se servira de Frank pour être plus reconnue.

Générique, OST et jeu d’acteur

Le générique évoque pleinement cette quête perpétuelle du pouvoir : on voit Washington D.C. sous plusieurs angles, le tout en stop motion. DC le jour, la nuit, où l’on ne voit aucun personnage (au final, sommes-nous que des pions également ?), simplement un nombre important de voitures qui défilent, des monuments, la Maison Blanche, bref, tout ce qui est synonyme de pouvoir. La musique évoque clairement cet aspect principal, avec ses cuivres et ses percussions frappantes.
L’OST continuera d’évoquer cela, ainsi que l’aspect « complot » de tout ce gros bordel qui se passe autour de la Maison Blanche. Le jeu d’acteur est tout simplement fantastique, Kevin Spacey et Robin Wright sont merveilleux et leurs personnages forment un couple prêt à tout affronter, même si leur couple est joli en apparence pour la presse, au final peu de romantisme s’en dégage. Mais ils se complètent, et la phrase de Frank par rapport à sa femme « I love that woman, I love her more than sharks love blood » résume encore une fois leur besoin insatiable de puissance et de pouvoir. Les autres personnages ainsi que les personnages secondaires sont également très bons, il n’y a pas de tâche sur le tableau.

Mon avis

Depuis le temps que j’entendais parler d’House of Cards, il était temps que je regarde, et que j’ai bien fait ! Des séries qui se passent dans la Maison Blanche ou en étroit lien, y en a quelques-unes : The West Wing ou Scandal par exemple. Mais c’est la première que je regarde (à part peut-être Homeland si elle rentre dans cette catégorie), et j’ai rarement vu des personnages aussi acharnés pour obtenir ce qu’ils veulent, et ce à n’importe quel prix, surtout pour Frank. On dirait qu’il a laissé sa part d’humanité derrière lui, que plus rien ne l’arrêtera. Sa femme est elle aussi impitoyable, on la croit très facilement au début, puis plus on avance, plus la confiance se fragilise. On sait qu’en elle reste une part de culpabilité dans ce qu’elle peut faire parfois.

Certes House of Cards est une fiction, et j’espère que tout ce que l’on peut voir dans la série n’arrive pas ou très rarement ; car dans la série, la manipulation est reine. House of Cards rend la politique effrayante, où tout est corrompu (par l’argent ou simplement par la parole, le chantage, ou des promesses non tenues). Un monde où ta vie privée n’a que très peu de place pour s’y faufiler. Il y a pas mal de rebondissements, le tout est très bien ficelé, scénarisé et écrit (David Fincher a d’ailleurs réalisé deux épisodes), jusqu’au bout on peut se demander « mais comment peut-il faire pour remonter cet obstacle et garder la face ? ».

Le personnage de Kevin Spacey a brisé le « quatrième mur » en nous parlant de temps en temps, fasse caméra, un seul regard parfois, juste pour dire « là je viens de démonter mon adversaire », ou bien « je vais faire ceci, et machin va répondre cela, ce qui va tourner la chose en ma faveur ». On regrettera le fait qu’il y ait moins de ces moments dans la saison 2. Frank Underwood, c’est un peu le Walter White de House of Cards, par rapport à tout ce que le personnage inspire. Et le nom de la série n’est pas choisi par hasard, on a toujours l’idée que ce château de cartes (la Maison Blanche) repose sur des personnes plus ou moins fiables, et que si quelque chose éclate, tout tombe en ruines.

La saison 1 est plutôt dirigée vers l’image publique et les relations politiques VS journalistes, tandis que la saison 2 est plus centrée vers la politique en général et la corruption. En fin de saison 2, on peut se demander ce qui motive encore Frank, comment tout ce bordel va finir. Si la chute apparaît en saison 3, elle risque d’être très puissante et d’entrainer sa femme avec lui.

En bref

J’ai hâte de voir la suite (merci Netflix de filer tous les épisodes d’un coup, love ) et j’en attends toujours autant de la série, j’espère de pas être déçue. House of Cards, c’est un peu le Game of Thrones de la politique : le trône, ou le bureau ovale, est dans la tête de pas mal de politiques américains. Et sur cette route, certains réussissent à en tirer quelque chose, d’autres se ramassent lamentablement.

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