Battlestar Galactica

Battlestar Galactica

Chaîne : Sci Fi Channel (devenue Syfy)
Date de création : 2003
Statut : Terminée (2010)
Nombre de saisons : Quatre saisons

Cliques ici pour lire en musique !

Synopsis

Essayer de résumer Battlestar Galactica *tousse*. J’vais essayer d’être la plus brève et concise possible. Nous sommes dans une partie éloignée de l’univers, où des humains vivent sur différentes planètes, formant les Douze Colonies. Dans le passé, humains et Cylons, des robots humanoïdes créés par l’Homme, ont été en guerre. Il y a 40 ans, ils ont signé une trêve. Mais « aujourd’hui », les Cylons ont décidé de contre attaquer les humains , dévastant les planètes, tuant des millions d’humains. Certains de ces Cylons sont sous « forme humaine », qui ne les distingue en rien physiquement des humains. Reste quelques milliers d’humains, survivants, à bord du Battlestar Galactica, un vaisseau assez vieux mais qui tient le coup. Les humains, complètement déprimés, doivent se trouver une raison de vivre. C’est pourquoi ils se mettent en quête d’une mythique treizième colonie, qui serait la Terre. Je vous parlerai des personnages un peu après.

Générique, OST et jeu d’acteur

La première fois que j’ai vu le générique, je n’étais pas très convaincue, mais cette impression s’est vite dissipée. On y voit la flotte de vaisseaux humains se battant contre les vaisseaux Cylons, mais aussi un aperçu d’une des villes des treize colonies, appelée Caprica City (faisant partie de la planète Caprica), entre autres. Le tout est de manière très « solennelle » si j’ose dire, puisqu’en musique on entend un chant d’un dialecte indien je crois, les paroles étant issues d’une prière hindouiste. Ce contraste fait que le générique reste marquant et assez original. Le tout début de chaque épisode est aussi composée d’une vingtaine de secondes rappelant le contexte de la série, les images changeant à chaque saison. S’en suit d’un previously classique ; et après le vrai générique que j’ai évoqué plus haut, on trouvera pendant une dizaine de secondes quelques images de l’épisode que l’on va voir, comme si on voulait donner envie au téléspectateur de regarder l’épisode. Je dois avouer qu’au départ c’est surprenant, mais au final c’est bien foutu, ça ne spoile pas l’épisode puisque souvent on s’attend à ce que telle image reflète une éventuelle scène qui au final n’est pas du tout celle que l’on avait prévu. Je ne crois pas avoir vu ce système dans d’autres séries, mais pourquoi pas après tout, dans la mesure où si il est bien fait, y a pas de soucis.

L’OST est franchement pas mal. Composée par Bear McCreary, elle est souvent assez rythmée, avec des percussions bien frappantes. On a aussi des influences un peu orientales et indiennes, notamment dans les deux premières saisons. Elle joue un rôle clé dans certaines scènes importantes, elle est toujours bien placée. Certains thèmes sont particulièrement attachés à certains personnages ou duo de personnages.

Quant au jeu d’acteur, il est vraiment très bon. Quand on voit les acteurs au début on se dit « ok, casting en carton », mais PAS DU TOUT ! A part Edward James Olmos que j’avais pu voir dans la saison 6 de Dexter, ces acteurs ne me disaient rien. Ils se trouvent qu’ils sont tous particulièrement bien castés et leurs personnages bien interprétés. Edward James Olmos interprète donc le Commandant William Adama. Assez stoïque et ferme au départ, on apprendra au fur et à mesure à le connaître et lui aussi s’ouvrira un peu plus aux autres. Adama a un fils, Lee « Apollo » Adama, qui est lui aussi sur le vaisseau. Il est pilote de Viper (les Vipers sont des vaisseaux purement offensifs), et on apprend rapidement qu’il a eu une relation conflictuelle avec son padré dans le passé, car il l’accuse d’une certaine manière d’avoir joué un rôle dans la mort de son frère, Zak, s’étant lui même tué en Viper. Ce Zak était le compagnon de Kara « Starbuck » Thrace, une jeune pilote très douée qui supporte mal l’autorité. Elle est têtue, un peu rebelle, mais très sympathique et attachante. Lee et Kara sont au final de très proches amis, liés par le frère/compagnon décédé. Sur le vaisseau, nous trouvons aussi Laura Roslin, ancienne enseignante, devenue Présidente des Colonies à la suite de l’attaque des Cylons. Au début pas très sûre d’elle et de sa position un peu imposée par défaut, elle deviendra certaine de ce qu’elle veut, de ses décisions, déterminée dans ses choix. Nous avons également le Dr. Gaius Baltar, scientifique et informaticien, qui avant l’attaque, entretenait une relation principalement sexuelle avec une jeune femme très séduisante (disons le, une PUTAIN DE BONNASSE, jalousie spotted), appelée Number Six, qui se trouve être un Cylon. Il a donc joué un rôle dans cette attaque sans le savoir puisqu’elle a réussi d’une manière ou d’une autre à pouvoir saboter je ne sais quelle machine. Il est tout de même accepté dans le Galactica mais doit bien sûr aider les humains pour contrecarrer les plans des Cylons. Une copie de Number Six se trouve dans les pensées de Baltar, que lui seul peut voir, ce qui amène à des situations fort bizarres pour les autres qui le voient souvent parler seul. Ah Gaius, il est merveilleux. il est à la fois peureux, égocentrique, charmeur et très opportuniste. C’est le seul qui a un accent british dans le lot (alors que Jamie Bamber, qui interprète Lee, est aussi anglais mais a un accent américain dans la série), alors forcément, rien que par la voix, il se démarque. J’suis pas forcément sensible à l’accent anglais, mais là quand c’est le seul avec cet accent parmi des américains et canadiens, tout de suite ça s’attend et ça ajoute un charme à son personnage décalé. Nous reste Sharon « Boomer » Valerii, une gentille pilote qui va rapidement douter de sa nature, des trucs bizarres se passant alors qu’elle n’en a aucun souvenir. Voilà pour les personnages principaux, mais il y a aussi un joli panel de personnages secondaires qui sont quasi principaux, notamment le XO (executive officer) Saul Tigh, meilleur ami de William Adama. Il est peu aimable, borné, alcoolique sur les bords, il peut être parfois la définition du « vieux con ». 😀
Nous avons aussi le Chief Galen Tyrol, qui est le chef des techniciens qui réparent les vaisseaux, et encore plein d’autres personnages dignes d’intérêt ! Ils sont tous très bons, certains sont très attachants, et leurs relations sont intéressantes et complexes.

Mon avis

Sans même commencer la série, Battlestar Galactica et moi on partait pas forcément du bon pied. Je ne suis pas une grande amatrice de science fiction (dans le sens où en général les synopsis m’attirent pas, ou je trouve que c’est un peu trop le bordel et que c’est un peu trop wtf avec des monstres de tous les côtés). Pourtant j’aime Doctor Who, et maintenant, j’aime Battlestar Galactica !

Ca partait plutôt mal pourtant, le pilot de TROIS HEURES (oui oui…) m’a rapidement rebuté. Le pilot pose les bases de la série et des personnages, mais trois heures, pour un pilot d’une série, c’est looooooong ! S’ensuit le premier épisode qui lui non plus ne m’avait pas trop fait kiffer.

Mais après ce cap du pilot (l’épisode 1×00 selon Seriebox) et du premier épisode, on commence rapidement à être dans le vif du sujet. L’épisode 1×02 concerne les vivres, notamment l’eau. Beh voui, c’est bien beau d’être dans un vaisseau, mais on se demande rapidement comment ils font pour nourrir 40 000 pépères. Cet épisode nous rattache du coup un peu plus à la réalité, ce qui n’est pas plus mal ! C’est comme ça que j’ai pu accrocher.

La série est une série dite « post 11 septembre « , car ça se sent dans l’écriture. Elle peut être pessimiste, les questions qu’elles se posent sont typiquement celles que les Américains pouvaient se poser à ce moment et qui sont toujours d’actualité, en premier lieu le racisme. Eh oui, le conflit humain-Cylon amène des questions sur la tolérance de l’autre, l’acceptation des erreurs, ce genre de choses. On traite plein de sujets, dont les problèmes sociaux, politiques, etc etc. Cette série de SF n’est au final pas si éloignée que ça de la réalité, c’est sûrement la raison pour laquelle j’ai pas mal apprécié la série.

N’oublions pas aussi, qu’il existe une série originale d’une seule saison datant de 1978. Je ne l’ai pas encore vu, ça viendra p’tet. Il existe aussi un spin-off appelé Caprica qui se passe avant les événements de Battlestar Galactica. Pareil, pas encore vu, mais c’est dans ma wish-list.

La série aime bien ponctuer sa série de téléfilms et de mini-séries. J’aime pas trop ces formats au milieu d’une série classique, ça perturbe un peu le rythme. Pour les intéressés, voici l’ordre de visionnage : Saison 1 > Saison 2 > Minisérie The Resistance > Saison 3 > Téléfilm Razor > Saison 4.1 (épisodes 1 à 10) > Minisérie The Face of the Enemy > Saison 4.2 (épisodes 11 à 20) > Téléfilm The Plan > Minisérie Blood & Chrome .

Les miniséries ne sont pas forcément indispensables mais bon, autant les regarder, elles font à peine une heure pour les deux premières. La dernière minisérie (1h30) est un peu à part mais la regarder à la fin me parait le plus logique vu que c’est la dernière à être sortie, elle était censée être développée en vraie série mais le projet ayant avorté, on se retrouve avec une minisérie/un téléfilm. Razor parle quant à lui du Pegasus, un autre vaisseau que l’on rencontrera dans la série, on apprendra un peu plus de son vaisseau et de ses personnages. The Plan se réfère aux deux premières saisons mais du point de vue Cylon. Je n’ai pas été très emballée par toutes ces miniséries et ces téléfilms. Les téléfilms sont assez longs et même si il se passe des choses, je les trouvais assez mous bizarrement. Mais bon, comme c’est un peu à part, il ne faut pas se fier qu’à ça. J’aime pas faire les choses à moitié alors j’ai voulu tout regarder ! Ce que j’ai préféré au final parmi ces « bonus » sera la minisérie The Face of the Enemy.

Battlestar Galactica a vraiment de très bons personnages, j’adore Kara, j’ai adoré l’évolution de Lee. Number Six est terrible (sens positif du terme), Papa Adama force le respect et impose, j’ai déjà dit mon adoration pour Gaius Baltar. La série est bien écrite, développe et fait évoluer ses personnages et les relations entre eux. Les personnages vont me manquer !

Le scénario est bourré de rebondissements et d’événements. Parfois ça se peut qu’on zappe certains trucs ou qu’on ne fasse pas attention aux détails, c’est pourquoi je vous recommanderais de lire les différentes reviews du Blog de la Sorcière. J’crois qu’elle a fait des reviews pour chaque épisode, c’est un plaisir de la lire car c’est drôle, elle met en exergue des détails que nous, simples téléspectateurs, ne faisons pas forcément gaffe, comparée à une ultra fan de la série. Je n’ai pas lu toutes ses reviews, mais celles que j’ai lues étaient très intéressantes ! On se rend compte que la série est bien plus complexe que prévu, avec plein de petites choses qui font que la série est loin d’être une simple gueguerre Humains/Cylons. Tout est réglé au millimètre !

Niveau effets spéciaux, c’est pas ouf mais c’est loin d’être complètement dégueulasse à regarder. C’est l’époque où Syfy (enfin Sci-fi du coup) mettait un minimum de budget et croyait en ses projets. Rappelons que (même si je n’ai pas vu les séries que je vais vous citer), c’est bien sur Syfy qu’étaient diffusées les différentes séries Stargate ou Eureka (qui est dans ma wish-list). Aujourd’hui, Syfy c’est pas mal de séries avec des effets spéciaux pas terribles (j’dis pas toutes hein, mais récemment j’ai vu un trailer de je ne sais plus quelle série qui faisait mal aux yeux et qui avait l’air d’être bien pourrie).

Voilà pourquoi, encore aujourd’hui, Battlestar Galactica est considérée comme une des meilleures séries de SF (je ne peux pas confirmer vu que j’en ai vu très peu, je les compte sur les doigts d’une main). Et voilà pourquoi j’ai voulu la regarder. Elle traînait dans ma wish-list depuis des années, j’ai enfin franchi le pas, et je ne regrette absolument pas !

La qualité de la série est assez constante, bien qu’elle m’ait un peu perdue en début de saison 3 pendant quelques épisodes, dû à un « changement de décor ». On reprend vite nos chemins tracés auparavant. Le final de la série (le 4×20 donc, pas le téléfilm The Plan ou la minisérie Blood & Chrome) est vraiment excellent. Ca faisait longtemps que j’avais pas vu un bon final comme ça. Je pense qu’il doit être dans mon top 5 des meilleures fins, aux côtés notamment de Six Feet Under. Certains personnages ont un happy ending, d’autres sont plutôt « meh » (pas négatif ni positif, entre les deux), néanmoins, tout le monde en a pour son compte. Cela ne m’empêchera pas de faire couler une petite larmichette (il était tard et j’étais fatiguée… :p).

Les dialogues sont vraiment percutants, certaines phrases sont cultes. Le fait de remplacer « fuck » par « frak » dans toute la série ajoute encore une singularité à la série. FRAK YEAH !

Ce n’est pas de la SF futuriste, après ce n’est pas du steampunk non plus. Les vaisseaux ne sont pas équipés de technologie de foufou, esthétiquement ils ont l’air de sortir de la fin des années 90. Encore un bon point pour ceux qui préfèrent rester un peu plus terre à terre.

En bref

Battlestar Galactica est belle et bien une série culte. Elle est réussie en tous points, et même si comme moi, vous n’êtes pas fans de SF, vous pouvez tenter ! Essayez de voir la première saison pour vous faire une idée. Pour ceux qui sont dors et déjà amateurs de SF, ça va passer tout seul ! Je vous conseille BSG, notamment pour ses personnages qui valent le détour !

NB : Je n’ai volontairement pas détaillé pour ne pas spoiler, mais pour ceux qui ont vu la série et qui veulent en discuter, commentez avec une balise spoiler bien visible et je répondrai avec plaisir !

Une réflexion sur “Battlestar Galactica

  1. Pingback: Challenge Séries 2015 | Constu TV – Critique Séries

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