Mad Men – Saison 7

Mad Men S7

Attention spoilers ! Ne pas lire si vous n'êtes pas à jour... ou que vous vous en foutez de savoir la suite !

Attention spoilers !
Ne pas lire si vous n’êtes pas à jour… ou que vous vous en foutez de savoir la suite !

Une grande page se tourne, celle de Mad Men. Après sept saisons baignées dans l’ambiance sixties, c’est une des meilleures séries de ces dernières années qui se termine.

Ici, je veux me concentrer sur cette dernière saison. Divisée en deux avec un an d’intervalle (comme pour Breaking Bad), j’ai préféré attendre que tout soit diffusé, éviter toute frustration. Et je trouve qu’une série comme Mad Men se savoure plus en regardant tout d’un coup plutôt qu’un épisode par semaine.

J’ai donc attendu, ça faisait donc presque deux ans que je n’avais pas regardé Mad Men. J’avais hâte de reprendre, mais en même temps le scénario n’était pas trop frais dans ma tête. Où en étaient les personnages depuis le temps ? Quelques résumés et vidéos plus tard, j’ai pu me remettre dans le bain.

J’étais très heureuse de revoir ce générique, ça faisait fort longtemps que je ne l’ai pas vu, du miel pour les yeux mais surtout pour les oreilles.

Mon avis général sur la saison est que j’ai été majoritairement déçue. Eh oui, ça m’fait mal de dire ça mais c’est un fait.
Le temps entre la saison 6 et la saison 7 n’a pas joué en sa faveur très certainement. Du coup, j’ai presque envie de dire « tout ça pour ça ». Presque. Parce que bon, tout n’est pas à jeter, ça reste une excellente série. C’est surtout scénaristiquement que je suis déçue. Parce que pour tout ce qui concerne l’ambiance de la série, on est toujours là, au top du top. Les musiques, le jeu d’acteur, tout ça, c’est toujours cool.

Le scénario manquait cruellement de fil rouge. On ne savait pas trop où on allait, le scénario divaguait, on dirait presque Don Draper du coup haha. M’oui, le scénar’ c’était pas trop ça. Non pas que je m’ennuyais, mais ce qui se passait n’était pas aussi attrayant que ce que l’on a pu voir auparavant.

Moi ce que j’aurais aimé voir, c’est remettre un peu de pub au coeur de la série. Certes la série ne s’est jamais concentrée sur ça complètement, mais j’aurais aimé voir Peggy par exemple faire un nouveau p’tit coup de génie.

J’aurais aimé voir un Don qui se reprend en main, qui aurait appris de ses erreurs, après ses deux divorces, dont un récent. Il en devenait presque fatiguant de revoir Don en mode épave. Ca fait partie du personnage, mais dans mon idéal, Don se serait ressaisi durant toute la saison.

Bref vous m’avez compris, le scénario n’allait ni dans la bonne direction selon moi, et n’était pas assez « rempli ».

En ce qui concerne le final, j’éprouve une p’tite frustration. Ce que l’on voit à la toute fin, c’est une réelle publicité Coca Cola d’époque par la vraie agence McCann. On la voit comme une illusion dans les yeux de Don. On peut donc s’imaginer qu’il va révolutionner la pub avec cette idée, retomber sur ses pattes et exercer son talent à nouveau. Rien pour nous le confirmer, mais c’est ce qu’on veut penser, plutôt que l’idée qui traine qu’il se suiciderait. Je veux croire à un happy ending pour Don. J’ignore pourquoi. Il a rendu malheureux pas mal de monde, n’a pas été assez présent pour ses gosses, laisse en plan l’agence, bref on ne peut pas vraiment compter sur lui. Et pourtant… c’est Don Draper. On a envie de l’aider. C’est pas explicable.

En ce qui concerne l’idylle Peggy/Stan, on la voyait venir pendant la saison. Le « first move » de Stan est parfaitement logique et je suis bien contente qu’il l’ait fait. Cependant c’est la réaction de Peggy qui est peu naturelle et qui tombe comme un cheveu sur la soupe. Genre « Ah… hahaha bah j’crois que j’suis amoureuse de toi aussi en fait ! ». C’est la manière d’amener le truc qui est bizarre. J’aurais aimé un zoubi spontané alors qu’ils se regardaient dans le blanc des yeux, ça serait plus tombé sous le sens, quitte à passer la déclaration de Stan sous la trappe.

Et du coup, on en oublierait presque la carrière de Peggy à côté de sa vie sentimentale. J’aurais vraiment voulu qu’elle fasse du business avec Joan, quitte à ramener Stan avec elle d’une manière ou d’une autre, l’un n’aurait pas empêché l’autre.

Tiens, Joan justement. Ma rouquine préférée. J’suis très contente qu’elle ait fait un gros fuck à McCann et qu’elle ait monté sa propre affaire. Car en plus d’avoir des obus énormes, elle a une sacrée paire de couilles la nana. Se barrer, sans se préoccuper de ce que les autres pensent, c’est beau. Elle a laissé se barrer son pseudo mec d’il y a quelques épisodes, tant mieux, j’aimais pas sa gueule. Laisse ma Joan faire ce qu’elle a envie, elle le mérite. J’aurais bien aimé qu’on la voit finir avec Roger, malheureusement ce dernier s’en va avec la fausse française/québécoise je ne sais quoi, qui est insupportable (accent pourri en français et en anglais, c’est beau haha). Mais bon, vas-y, roucoules Roger, mais tu loupes une sacrée nana pas loin.

On a aussi Pete qui retourne avec Trudy. Pourquoi pas après tout. Pete c’est pas un méchant dans le fond, et de toute façon il n’est heureux qu’avec elle, et vice versa pour elle.

Nous reste Betty. Ah Betty, t’en as vécu des trucs toi aussi. Voilà qu’on te dit que tu vas clamser d’ici 6 mois à un an. Sans déc, avec tout ce que Don fume et boit, c’pas lui qui est censé crever bientôt ?

Enfin bref, Betty. La vie ne lui a pas réservé que des bonnes surprises, malgré ce que son mari lui dit genre « ouais t’as été heureuse toute ta vie ». J’crois pas non. Ou bien t’es aveugle pour pas voir que tout ce que Betty voulait, c’est justement ne pas être une femme au foyer. Elle voulait étudier la psychologie, ce qu’elle essayera de faire jusqu’au bout, même en se scratchant dans les escaliers de l’université. Courage ma Betty, toi et ton brushing impeccable.

Voilà, le destin de ces personnages est fixé. Et ils me manqueront, même après une dernière saison en deçà du reste. Je garderai en mémoire cette série comme le déclenchement de mon amour pour ces séries d’aujourd’hui qui se passent dans les sixties, seventies, eighties. Ca m’a également permis de voir Jon Hamm dans un rôle qui lui va très bien. Il peut faire du drame, comme de la comédie aux côtés de Tina Fey. J’espère le revoir bientôt, ainsi que d’autres acteurs du cast comme Elisabeth Moss ou Christina Hendricks dans d’autres séries. J’avais déjà revu January Jones dans The Last Man on Earth, mais je trouvais que ce rôle ne lui correspondait pas trop, c’est dommage.

Au revoir Mad Men, et merci pour ces sept saisons so vintage.

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