My Mad Fat Diary

My Mad Fat Diary

Chaîne : E4
Date de création : 2013
Statut : Terminée (2015)
Nombre de saisons : Trois saisons

Cliques ici pour lire en musique !

Synopsis

My Mad Fat Diary, c’est l’histoire de Rachel « Rae » Earl, une ado de 16 ans ayant des problèmes de poids, vivant à Lincolnshire en Angleterre. Nous sommes en 1996, et Rae vient de quitter un hôpital psychiatrique. Elle retourne au lycée et retrouve Chloe, sa meilleure amie, qui n’a pas connaissance de la maladie de Rae, la croyant partie en France. Chloe va présenter Rae à sa bande de potos : Archie, Finn, Izzy et Chop.

Générique, OST et jeu d’acteur

Le générique de la série est très « teenager » si j’ose dire : on rentre dans le journal intime de Rae, avec tous ses gribouillages. La musique mise en lien plus haut est celle du générique, interprétée par The Charlatans et s’intitulant One To Another. Certains riffs de guitare me font penser à la musique du générique d‘Entourage (Superhero par Jane’s Addiction). Je n’étais pas spécialement fan du générique à mes premiers visionnages mais au fur et à mesure je m’y suis faite et je trouve qu’il colle bien à l’ambiance générale de la série.
L’OST utilise pas mal de groupes récurrents, mais je trouve que ce n’est pas une mauvaise idée, cela permet à la série d’avoir une vraie identité (comme par exemple Friday Night Lights et son OST composée quasi exclusivement de titres d’Explosions in the Sky) et surtout, de s’en souvenir un minimum ! On aura droit à des grands classiques de Radiohead, Oasis, Eels, Blur, The Cure et plein d’autres ! Des groupes connus du grand public qui aussi permettent de se replonger dans les années 90. Le jeu d’acteur est bon, et celui de Sharon Rooney est si bon qu’il permet réellement de se mettre à sa place, face à ses problèmes, et que même si l’on n’est pas passé par la case obésité dans notre vie, je pense qu’on est tous passés par celle de l’adolescence, avec le manque de confiance en soi notamment (et cette époque peut même ne pas être encore révolue, big up à moi-même). Cela permet de compatir réellement envers le personnage de Rae (surtout en saison 1). Les autres personnages sont aussi très attachants, plus ou moins selon les épisodes et leurs différentes évolutions, mais tout de même !

Mon avis

My Mad Fat Diary, c’est l’art de parler des ados sans être cliché, et ça croyez-moi, c’est une tâche vraiment pas simple. C’est un art que les anglais maîtrisent très bien. Rares sont maintenant les séries américaines au cast ado que je regarde actuellement, par contre les séries à propos des ados mais anglaises, ça je kiffe ma race ! Skins, Misfits, et j’en oublie sûrement, d’autres c’est ma came. Et j’avais l’impression que ça faisait de siècles que je n’avais pas maté de séries de ce genre.

La série ne compte que 16 épisodes répartis sur trois saisons et s’est achevée cet été. Ca aussi, les anglais ont le truc de ne pas faire des séries à rallonge, ce qui est plaisant et permet de faire un p’tit break entre deux séries plus longues par exemple.

Bien que la série aurait pu s’achever avec la fin de la saison 2 qui est assez « happy ending », la fin de la saison 3 remet un peu plus en perspective tout ça et propose une fin peut-être plus réaliste pour notre Rae. Un mal pour un bien au final !

Scénaristiquement parlant, la saison 1 est très bonne. On découvre les personnages et on s’attache à eux, et on a vraiment envie d’aider Rae : qu’elle ait un copain, des amis sur qui compter, que les pulsions violentes envers elle-même s’arrêtent.

La particularité de la série est d’accompagner notre visionnage avec Rae en voix off, et que ses gribouillages de journal intime se retrouvent sur pas mal de situations. En gros si elle a envie de dire que telle nana c’est une connasse, elle n’hésitera pas à « redessiner » sur la meuf et d’écrire un gros « BITCH » à côté. Elle est comme ça Rae, franche, mais drôle.

La série nous fait passer du rire au larmes assez simplement, sans prétention, simplement on suit la réalité. Tout n’est pas noir ou rose, la vie passe, celle d’une ado aux problèmes multiples.

Y a plein de bonnes idées dans cette série, comme celle de prendre le point de vue de Chloe lors d’un épisode. C’est très intéressant, particulièrement à ce moment de la série (fin de saison 2), car là où l’on pouvait placer Rae comme la victime non-stop et Chloe comme une bitch parfois, là les rôles s’inversent complètement et ça remet tout le visionnage de la saison 2 en question. A côté de ça, j’étais tout de même beaucoup moins d’accord sur certains des choix de Rae en saison 2, ce qui la rendait quelque peu moins attachante, mais bon, il faut bien des décisions moins bonnes pour alimenter l’action !

Rae retourne régulièrement voir un thérapeute, Dr. Kester Gill. Ces discussions avec ce dernier vont influencer plus ou moins Rae sur les décisions qu’elle va prendre. Il reste malgré tout un allié de taille à Rae, surtout dans les moments où elle se sent très seule.

En bref

My Mad Fat Diary est une vraie chouette série qui se mate assez rapidement. Même si les ados sont au centre de la série, les anglais ont le truc pour rendre le tout très attachant et non cliché ou niais. Si vous aimez d’autres séries avec ados anglaises, vous pouvez également essayer celle-ci, qui pose de nouvelles questions sur le rapport que l’on peut avoir avec soi-même. Cela pourra peut-être même vous aider à y voir plus clair dans votre vie si vous passez actuellement cette période charnière de l’adolescence, alors lancez-vous ! 😀

Attention spoilers ! Ne pas lire si vous n'êtes pas à jour... ou que vous vous en foutez de savoir la suite !

Attention spoilers !
Ne pas lire si vous n’êtes pas à jour… ou que vous vous en foutez de savoir la suite !

Je voulais approfondir quelques points essentiels de la série mais le tout au plus grand des calmes.

Le truc capital, c’est quand même ses rapports amoureux avec les mecs. Commençant par s’éprendre d’Archie, qui se trouve être gay, elle sera rapidement amoureuse de Finn. Ah Finn, autant pendant le pilote j’avais à peine remarqué qu’il était là, autant après sa présence est indispensable, autant pour nos beaux yeux que pour le développement de Rae et évidemment son bonheur.

Trop mignon son histoire de « To be continued » avec l’espèce de caravane et tout. C’est là qu’on se rend compte à quel point Finn tient à Rae, et pas juste l’inverse. Même si cela n’aboutit pas à ce moment-là, c’est tout de même un moment clé de la série.

Dans le genre de décision un peu nulle que Rae prend, c’est par exemple quand elle dit à la copine du moment d’Archie qu’il est en effet gay. Non pas que dire la vérité c’est mal, c’est la manière et le moment de le dire qui sont très mauvais et très déplacés. Ca, c’était vraiment pas cool de la part de Rae.

L’arrivée de Liam dans la série m’avait fait ni chaud ni froid, pourtant il se révèle important dans les derniers épisodes de la saison 2. Mais je sais pas, le début de ce personnage était un peu mal foutu, un peu flou.

Dans tous les cas, la série peut vraiment prendre aux tripes, dans les moments d’implosion de Rae ou bien quand Rae s’engueule avec sa mère à un moment, ENTRE AUTRES !

J’espère dans le futur voir d’autres séries de ce type sur les chaînes anglaises. Pas dans l’immédiat, mais un jour. Parce que vraiment, j’adore ce genre de séries. Et ça m’a fait du bien de voir une série anglaise. Leur accent chelou m’avait manqué. 😀

Le spoiler est fini, tu peux ouvrir à nouveau tes yeux si tu n'étais pas à jour !

Le spoiler est fini, tu peux ouvrir à nouveau tes yeux si tu n’étais pas à jour !

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s