It’s Always Sunny In Philadelphia

It's Always Sunny In Philadelphia

Chaîne : FX (saisons 1 à 8), FXX (depuis la saison 9)
Date de création : 2005
Statut : En cours
Nombre de saisons : Onze saisons, renouvelée pour une douzième saison

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Synopsis

La série nous raconte l’histoire d’une bande de potes qui tiennent un bar irlandais assez naze dans Philadelphie, le Paddy’s Pub. Les personnages sont tous des feignasses malhonnêtes et égoïstes, mais chacun a des traits particuliers : Charlie a l’air un peu retardé par moments, il est assez naïf et s’occupe des corvées chiantes du bar comme nettoyer les chiottes ; Mac (son vrai nom étant… Ronald MacDonald, oui.) pense avoir des compétences physiques extraordinaires alors qu’il est un peu nul, Dennis est complètement narcissique et égocentrique. Ce sont ces trois potes qui sont co-propriétaires du Paddy’s Pub, mais à côté de ça, nous avons aussi Deandra alias Dee, la sœur de Dennis et seule nana de la bande qui elle rêve d’être actrice, même si elle a tendance à être moquée par les gars, elle s’intégrera plus ou moins bien avec eux selon les épisodes. Enfin, nous avons Frank, qui arrive rapidement en saison 2 (la saison 1 ne fait que 7 épisodes), le soit-disant père de Dennis et Deandra. Du haut de son 1m52, il a du fric et s’associe avec la bande pour gérer le bar. Il a tendance à manipuler le gang (même ses enfants, oui oui), c’est un gros dégueulasse, et il passe son temps à bouffer des trucs peu ragoutants.
Voilà une belle bande de bras cassés qui ne vont pas arrêter de penser qu’ils ont des idées géniales alors que clairement ils foncent droit dans le mur, et c’est ça qui est bon.

Générique, OST et jeu d’acteur

It’s Always Sunny In Philadelphia, ça a commencé avec des idées dans la tête et très peu de moyens. Le pilote n’aurait coûté que 200 dollars à être produit avant que la chaîne FX leur donne leur chance. Par conséquent, le générique a été fait avec les moyens du bord : avec un caméscope et leur caisse, trois des cinq acteurs principaux (Rob McElhenney (Mac), qui est le créateur de la série mais aussi producteur, scénariste ; Glenn Howerton (Dennis) et Charlie Day (Charlie) sont également producteurs et scénaristes) ont filmé dans les rues de la ville différents plans de nuit, surmontée d’une musique libre de droits complètement niaise mais qui fait un contraste très cynique entre cet air gnan gnan et le ton de la série. La première fois qu’on le voit, on est un peu sceptique, et ensuite il fera partie intégrante de la série, il n’a pas changé en onze saisons et ça ne changera certainement pas ! L’OST est également dans cet esprit, toujours de la musique qui ne leur coûtait pas un bras mais qui fait toujours l’identité de la série, où des dialogues improbables ont un fond musical tout gentil au piano. Le jeu d’acteur est vraiment bon, chaque acteur interprète son personnage comme il le sent, et les cinq persos vont vraiment bien ensemble. Parce qu’une comédie sans personnages bien foutus, ça marche tout de suite moins bien ! Si on mate les bêtisiers et qu’on se renseigne un peu sur la série, il y a également une petite part d’improvisation dans les dialogues, et c’est vraiment cool.

Mon avis

It’s Always Sunny In Philadelphia est assez méconnue en France, pourtant, on en est bien à 11 saisons ! Alors ne vous affolez pas, c’est pas si long à regarder vu que les saisons oscillent entre 10 et 13 épisodes chacune, et ça passe tout seul.

Comme pas mal de comédies, la saison 1 (de seulement 7 épisodes je le rappelle) essaye de trouver ses marques. En saison 2 le personnage de Frank arrive et la série commence à se lancer, et puis ça y est, en saison 3 elle prend son rythme de croisière. C’est vraiment une excellente comédie et c’est dommage qu’elle ne soit pas plus reconnue par chez nous.

J’aime que la série soit partie de rien pour qu’elle soit aujourd’hui l’une des plus grosses comédies américaines. Trois potes qui s’allient ensemble pour créer ce bijou et l’interpréter ensemble. C’est un boulot monstre qu’ils ont dû fournir (surtout pour Rob McElhenney qui était sur tous les fronts) mais ils sont maîtres de leur série. Vers les dernières saisons ils ont délégué pas mal au niveau du scénario mais le délire est toujours bien présent. Pour m’être enchaîné les onze saisons ces trois derniers mois, je ne trouve pas qu’il y ait une baisse de régime sur les saisons 10 et 11 comme certains peuvent le dire. Il y a des perles dans ces saisons, tout comme dans les autres saisons !

Comme le disait un journaliste américaine, la série est « Seinfeld on crack« . Ouais y a de ça ! Les rires enregistrés en moins, thank god. Parce que les personnages sont tous aussi, voire bien plus malhonnêtes que la bande de Jerry Seinfeld. Oui c’est une énième bande de potes, dans un bar, mais c’est bien plus que ça. Ils font n’importe quoi ! Je pense que là où j’ai vraiment eu le déclic pour dire « ok cette série est trop bien », c’est lors du premier épisode de la saison 3. Dans cette épisode, le gang trouve un bébé dans une poubelle (déjà ça commence bien). Eux quand ils trouvent un gamin, ils ne disent pas « faudrait p’tet retrouver les parents ou en parler à la police ou l’amener à l’hôpital ». Non, ils disent « hm… faudrait qu’on essaye de se faire de la tune avec ce gamin, amenons le dans une agence de mannequinat ». Cette agence dit « désolé mais on a trop de bébés blancs, on recherche plutôt des bébés noirs ». Que faire ? « Eh bien, on va lui mettre du cirage sur la tronche, comme ça il sera noir ! ». Voilà les idées brillantes de la bande, et c’est une parmi d’autres. Mais ça résume la débilité profonde des personnages et pourtant, on les aime putain. J’ai peut-être mis un peu plus de temps à me faire à Frank, mais ils sont tous attachants d’une manière ou d’une autre, même si ce sont parfois des monstres. Et des monstres entre eux aussi ! Ils se feront de temps en temps des sales coups les uns aux autres, histoire de s’amuser et de se taquiner.

Les personnages secondaires qu’on verra de temps en temps sont chouettes aussi, notamment la famille McPoyle, des gens bien dégueulasses et pas nets dans leurs têtes, très clairement !

Y en a pas beaucoup des séries qui ont réussi à tenir la barre pendant onze saisons sans qu’on ait une impression de lassitude quelconque. Je me demande ce qu’ils vont réussir à pondre par la suite, mais j’ai hâte, je viens de finir et la série me manque déjà !

La série n’est pas parfaite techniquement, j’ai noté pas mal de faux raccords, mais bon on ne regarde pas It’s Always Sunny pour la beauté des plans, mais bien pour l’humour et les personnages géniaux. D’ailleurs, oui Dee est la seule fille, pour autant, comme dans Seinfeld avec Elaine, elle n’est pas cruche ou quoi que ce soit. Même si au début elle n’est pas forcément hyper bien intégrée à la série, elle fera rapidement sa place et elle sera toute aussi imprévisible que ses amis et son frère.

La série est passée de 13 à 10 épisodes pour les dernières saisons, ce changement a apporté  des épisodes avec un plus gros budget et des décors un peu plus chers permettant au gang de sortir un peu plus du bar pour être dans des situations encore plus barrées.

En bref

Pas très connue en France, It’s Always Sunny In Philadelphia est pourtant une des meilleures comédies du XXIe siècle ! Mêlant des personnages hauts en couleur mais très immoraux, de l’humour borderline et un peu absurde, la série est un must-see pour ceux qui s’intéressent un peu aux comédies américaines ou même tout simplement ceux qui ont envie de bien se poiler et de voir autre chose qu’un énième épisode de The Big Bang Theory.

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2 réflexions sur “It’s Always Sunny In Philadelphia

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