Vinyl

Vinyl

Chaîne : HBO
Date de création : 2016
Statut : En cours
Nombre de saisons : Une saison, renouvelée pour une deuxième saison

Clique ici pour lire en musique !

Synopsis

Dans cette nouvelle série HBO, nous plongeons au coeur de l’industrie musicale aux Etats-Unis dans les années 70, où sexe, drogue et rock n’ roll sont légion. Nous suivrons notamment Richie Finestra, un producteur de musique qui tente de faire renaître son label, en cherchant constamment de nouveaux artistes et de nouveaux styles.

Générique, OST et jeu d’acteur

Au premier visionnage, je n’ai pas aimé le générique, pour une raison que j’ignore, et maintenant je l’adore. En noir et blanc, on alterne entre des plans très rapprochés sur un vinyle qui tourne et des groupes en live. Il est en fait très chouette ce générique, j’ai peut-être été un peu prise de court la première fois car il ne se lance pas direct en furie, il prend son temps et a quelques secondes de silence avant que la musique, Sugar Daddy par Sturgill Simpson, ne prenne le dessus et envoie de ouf, tout en étant à fond dans l’esprit de la série. Bref, c’est top !

L’OST est, bien entendu, un des points forts du show. Énormément de titres passent dans les épisodes, majoritairement du rock n’ roll, mais l’OST est également ponctuée de titres disco par exemple. Pas d’anachronisme, et fort heureusement, on entend bien que des titres de l’époque. Et quel plaisir de rencontrer au fil de la série des interprétations de grands artistes (j’ai bien dit interprétations, les artistes décédés sont pas sortis de leurs tombes pour jouer dans la série hein) comme Alice Cooper, David Bowie ou encore John Lennon, parmi d’autres. Rappelons également que c’est Monsieur Mick Jagger qui s’est occupé, entre autres, de la sélection des morceaux de cette BO. Ça vous donne une idée de la qualité du truc. On entend même du Beatles à un moment donné, et étant donné que les droits coûtent hyper chers pour pouvoir ne serait-ce que passer une chanson, j’pense qu’ils n’ont pas hésité à avoir un budget OST conséquent, et ils ont bien raison.

Le jeu d’acteur est vraiment très bon, avec bien sûr en premier lieu Bobby Cannavale dans le rôle principal de Richie Finestra. Il est exceptionnel, il a tout compris à l’esprit de son personnage et de l’époque. Way to go Bobby !
Les autres acteurs ne sont pas en reste, j’ai beaucoup aimé retrouvé Olivia Wilde que je n’avais pas vu depuis House M.D.. Et quelle classe elle a cette nana, je veux tellement ses lunettes qu’elle porte pendant le pilote.

Voilà les lunettes portées par Olivia Wilde durant le pilote. Elles ne m’iraient pas du tout mais je les trouve trop belles, 70’s style !

Nous retrouvons également Juno Temple (avec ses cheveux bouclés blonds sublimes, tristesse quand les miens ne seront jamais avec cette allure même au meilleur de leur forme) ou encore le fils de Mick Jagger, James Jagger, qui interprète le chanteur et guitariste d’un groupe que Richie va accepter dans son label. C’est qu’à l’épisode 9 que j’ai tilté que c’était son fils haha. Il est très bon pour ce rôle, même si son comportement est évidemment des plus agaçants, se prenant parfois pour une rock-star alors que son groupe vient tout juste de se faire remarquer. Y a pas une faute au tableau niveau jeu d’acteurs de toute façon, ils sont tous très bons.

Mon avis – Pilote / Festival Séries Mania

Avant de me lancer dans mon avis sur le pilote, je me permets de faire un peu de contextualisation. J’ai donc suivi le visionnage de la série en mode diffusion américaine, semaine par semaine. Comment ne pas regarder quand une nouvelle série HBO se lance avec des noms aussi énormes que Martin Scorsese , Mick Jagger et Terence Winter (créateur de Boardwalk Empire que je n’ai toujours pas vu, argh, où figure également Bobby Cannavale. Egalement scénariste du film The Wolf of Wall Street et de pas mal d’épisodes des Sopranos, que je n’ai toujours pas vu non plus, j’vous promets ça viendra) à la création d’une série sur l’industrie musicale des 70’s ?

Et puis les semaines passent, et voilà que le Festival Séries Mania, le plus grand festival de séries télévisées internationales en France, propose un petit jeu pour gagner des places pour leur soirée d’ouverture, diffusant le pilote de Vinyl sur grand écran, dans la salle magnifique qu’est celle du Grand Rex. Jeu que j’ai magnifiquement remporté (rien de compliqué, fallait répondre à une question où tu trouves la réponse en 2 secondes sur Google, fallait simplement avoir du bol niveau timing et répondre en premier). J’ai donc assisté lors de la soirée du 15 avril 2016 au revisionnage du pilote. Pilote que j’avais déjà apprécié mais qui m’a permis d’encore plus accrocher quand on le voit sur grand écran.

Comme vous pouvez le soir, la salle est pas dégueu.

Autant vous dire que je me suis mise plus que bien pour visionner à nouveau ce pilote. Pilote réalisé Martin Scorsese en personne. Comme on peut beaucoup le lire et le dire, c’est plus qu’un simple pilote (déjà par sa durée, vu qu’il dure 1h40), c’est un énième film de ce dernier. C’est de toute beauté, voilà.

Et les messieurs Bobby Cannavale (dans le rôle de Richie Finestra) et David Chase (faisant partie du jury du festival Séries Mania mais surtout créateur et scénariste de la série Les Soprano) étaient dans la salle. Du coup j’peux confirmer une chose : les acteurs ne sont pas qu’à la télé, ils existent bel et bien en trois dimensions.

Ce pilote réunit tous les bons ingrédients pour qu’il marque la télévision. De part sa longueur, il installe très bien les bases de la série : l’univers des années 70, avec sa décadence, sa musique, ses décors, ses vêtements, ses personnages hauts en couleur, fictifs (mais souvent inspirés de plusieurs personnes réelles) ou non.

Si vous ne voulez vraiment rien savoir de ce pilote, je mets une balise spoiler au cas où, je vais évoquer très brièvement des éléments du scénario de ce dernier. Pas sûre que ce soit utile étant donné que « spoiler un pilote », c’est un peu con de caser ça dans la même phrase, mais soit. Descendez un peu pour lire la suite, après la balise de fin de spoiler.

Spoiler Alert

Attention spoilers ! Ne pas lire si vous n’êtes pas à jour… ou que vous vous en foutez de savoir la suite !

Dans ce pilote, le temps n’est pas linéaire. On commence par une scène avec Richie dans sa voiture qui prend sa dose de coke… et on revient en arrière, où tout a commencé, avec le label de musique. Le temps passe au fur et à mesure, on entendra Richie parler en voix-off au début de l’épisode, mais la voix-off n’existera plus par la suite. Petit à petit on pose les personnalités des personnages. Des personnages passionnés par ce qu’ils font, cependant cela reste une industrie, et le tout est bien plus compliqué. On le voit notamment par le personnage de Lester Grimes, un mec qui veut chanter sa musique, du blues notamment, sauf qu’on le force et qu’on le fait chanter (sans mauvais jeu de mots) pour qu’il chante ce qui se vend en ce moment. Un sacrifice qu’il fera pour espérer chanter ce qu’il aime dans le futur, malheureusement son destin est remis en jeu quand on lui tape sur la gueule et qu’on lui abîme ses cordes vocales de manière définitive. Il se reconvertit alors producteur de musique à son tour. J’ai trouvé ce destin particulièrement dur et touchant, mais très bien retranscrit.

Fin de spoiler

Le spoiler est fini, tu peux ouvrir à nouveau tes yeux si tu n’étais pas à jour !

On reconnait la patte de Scorsese assez rapidement par rapport à certains plans (pour autant j’ai vu assez peu de films de Martin Scorsese… j’ai même vu assez peu de films tout court). C’est vraiment beau, et sur grand écran on le voit vraiment dans de bonnes conditions, pareil pour la musique où la sono rend quand même bien mieux hommage que les vieux haut-parleurs de mon PC (même si de temps en temps je foutais mes index sur mes oreilles car j’ai des soucis d’ouïe et que la musique était un poil trop forte pour moi, mais ça c’est un détail perso). J’avais trouvé quelques petites longueurs lors de mon premier visionnage, ces longueurs n’existaient plus une fois dans la salle du Grand Rex, où j’ai trouvé que tout était bien rythmé. C’est dingue le pouvoir d’une salle de cinéma sur mon attention haha.

Un petit bémol sur les différents play-backs (dans le pilote ou dans le reste de la série) qui sont par moments limites. A part ça, je ne vois pas de défaut au niveau technique.

On visite plusieurs endroits différents, du label de musique à la maison de Richie Finestra à une scène où des groupes se produisent, on varie les plaisirs, les lumières, les ambiances.

C’est donc un pilote très réussi, même si on ne s’en rend pas compte lors de son premier visionnage. Avec du recul et après avoir vu les 8 épisodes suivants, on se rend compte qu’il posait très bien les fondations de la série.

Mon avis – Saison 1 dans sa globalité

Cette saison fut une très belle réussite. Les intrigues se sont bien développées tout du long, des personnages ont fait leur apparition, des « guests musicaux » comme je le disais plus haut ont fait leur fausse entrée dans l’univers de la série.

Le personnage de Richie est complexe mais c’est un mec qui en veut et qui se bouge le cul. Alors évidemment ça pète dans tous les sens, il y a plein de dommages collatéraux, et c’est tout là où l’ambiance sexe, drogues et rock n’ roll ressort.

J’aurais aimé qu’on voit un peu plus le personnage de Devon Finestra, la femme de Richie, interprétée par Olivia Wilde. Là elle est beaucoup en simple mère de famille et « femme de », même si clairement on voit qu’elle avait envie de percer d’une manière ou d’une autre dans le monde artistique. Je suis sûre que l’actrice aurait été également brillante dans un rôle directement lié au label et au monde de la musique.

Le pilote peut paraître un peu long, mais clairement si vous n’avez pas aimé le pilote, je n’vois pas trop comment vous pouvez aimer le reste, ça permet d’être fixé rapidement.

Les qualités que j’ai pu noter s’appliquent pour le reste de la série également, du coup j’ai plus grand-chose à dire, me voilà bien embêtée !

En bref

Si vous aimez l’ambiance des années 70, la musique de manière générale et en particulier le rock, les séries de qualité que proposent HBO, foncez regarder Vinyl, vous m’en remercierez je pense ! :p

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2 réflexions sur “Vinyl

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