American Horror Story – Saison 6 (Roanoke)

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Attention spoilers ! Ne pas lire si vous n’êtes pas à jour… ou que vous vous en foutez de savoir la suite !

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De retour avec la série anthologique de Ryan Murphy, la célèbre American Horror Story !

Contrairement à son habitude, cette saison 6 d’AHS n’a pas été « marketée » comme d’habitude puisque pour les saisons précédentes, de nombreux teasers et visuels mettaient sur la voie du « mé kékécé le thème de la saison ». Et là, on a eu le droit à quelques éléments… dans le but de nous faire fausse route, ah bah bravo ! Résultat : aucune idée de la thématique de la saison, l’aventure en somme !

On nous emmène en Caroline du Nord, où un couple, Shelby et Matt Miller, emménagent dans une vieille ferme (qui a plutôt la gueule d’un manoir qu’on se le dise). Evidemment, ils ne vont pas couler des jours heureux.

La saison se présente en plusieurs parties, à commencer, pour la première moitié de saison, par un documentaire. D’un côté on a les reconstitutions des scènes, et de l’autre les entrevues des personnages qui ont réellement vécu ces événements. Alors je dis ça comme si c’était un fait avéré depuis le début sauf que non, c’est un peu plus compliqué que ça. Oui on voit les deux parties au début et on comprend rapidement que chaque personnage se « dédouble » (est représenté par deux acteurs différents), pour autant on reste dans la confusion pendant plusieurs épisodes. Je me suis mise à ce moment-là à imaginer des scénarios farfelus « p’tet qu’en fait ils sont morts ceux-là, ou p’tet que les deux groupes de personnages ont vécu la même situation sans le savoir, p’tet que c’est simplement une version jeune et une version vieille de chaque perso, p’tet qu’il y a une dimension parallèle, que sais-je ! ». On est sur quelque chose de pas si compliqué, mais de bien pensé et ficelé ! La deuxième partie de la saison, des épisodes 6 à 9, se concentrent sur le retour à cette baraque clairement pas saine. Ils y retournent et crèvent un par un (en gros). Reste le dernier épisode, assez décevant malheureusement, où Sarah Paulson reprend les traits de son personnage de la saison 2, Lana Winters, cette journaliste qui a passé un séjour dans l’Asylum, pour interviewer Lee Harris concernant son retour dans cette maison.

Niveau cast, on retrouve des habitués : Sarah Paulson, Lily Rabe, Kathy Bates, Angela Bassett, etc. On a aussi des habitués ou des acteurs présents dans au moins une saison précédente mais qui ne sont pas ultra présents : Evan Peters, Denis O’Hare, Wes Bentley, Cheyenne Jackson ; et enfin des petits nouveaux : Cuba Gooding Jr., qui était présent dans le rôle principal d’O.J. Simpson dans American Crime Story (une autre série de Ryan Murphy), Adina Porter (mais siiii c’est elle qui jouait la mère de Tara dans True Blood ! Vous savez, la cinglée ! Ce genre de rôle a dû grave aider pour élaborer celui-là du coup) et André Holland. On voit Taissa Farmiga pendant un épisode (d’ailleurs sur le coup je l’ai pas reconnue !), Lady Gaga assez brièvement pendant une scène de cul dark comme on en avait en saison 5 un peu, et d’autres font des petits caméos également.

Ai-je aimé cette saison ? Oui ! Est-elle parfaite ? Non, mais c’est aussi ça qui fait la série je trouve, parce que dans sa quête de toujours innover chaque saison, certaines choses se cassent un peu plus la gueule.

C’est un peu la saison « soit tu adores soit tu détestes ». Parce que dans un premier temps, elle déconstruit les codes d’American Horror Story, en commençant, comme je l’ai dit plus haut, par sa communication particulière, qui faisait qu’on ne savait pas vraiment à quoi s’attendre. Dans la forme, elle change aussi, en virant le générique pour cette saison. Ce qui, au final, est presque justifié au vu de côté documentaire. Mais c’était un passage obligé dans les saisons précédentes, du coup ça surprend. Evidemment, ce côté docu-fiction surprend également et c’est sûrement là que la saison divise les spectateurs. Moi cet aspect ne m’a pas dérangé du tout, j’ai même bien aimé et j’ai trouvé ça audacieux d’utiliser deux groupes d’acteurs. J’étais forcément un peu confuse au début; en mode « mais où est-ce qu’ils veulent nous emmener comme ça ? C’est quoi cette baraque chelou où des trucs bizarres popent de partout ? Quel est le but concret, à part faire quelques frayeurs ? ». Et ce but s’éclaircit réellement à l’épisode 6. Et là, on regarde la série complètement différemment, où acteurs et personnes se retrouvent ensemble dans la même merde.

Le fait d’être enfermé dans cette maison rappelle forcément la saison 1, Murder House, et c’est presque pas plus mal, j’ai l’impression qu’on retrouve l’essence d’AHS d’une certaine manière : le rideau de glamour superflu de la saison 3 tombe, la saison lance de vraies peurs. Alors oui y a du gore, mais pas que. De toute façon, faut pas regarder AHS si t’es une chochotte dès qu’il y a une gouttelette de sang hein, passe ton chemin. Et aussi, j’aime le parti pris de se moquer de ces nombreuses émissions américaines de télé réalité et autres reportages bidons. C’est facile, mais utile et ça fonctionne toujours.

J’ai bien aimé me faire largement piéger aussi, le jeu d’Adina Porter (la vraie Lee Harris) paraissait fortement en décalage avec l’interprétation du personnage d’Angela Bassett avant la révélation du pourquoi du comment de ce qu’est cette saison. Il est en fait justifié, Lee Harris est à part de tous ces personnages. J’trouvais aussi que Wes Bentley jouait hyper mal cette saison alors que je l’adore dans la S5 ou dans American Beauty, mais en fait il jouait juste un espèce de paysan triple idiot, thank god. Le personnage de Sarah Paulson devient relou après la révélation à crier « oh god oh god » toutes les 5 secondes mais elle l’interprète toujours excellemment bien. Pour moi c’est elle l’égérie de Ryan Murphy et non Jessica Lange (même si c’est une bonne actrice également hein !), elle a joué tellement de personnages différents qu’elle mérite des récompenses.

A noter qu’on retrouve un Evan Peters, non pas blond, ni brun, mais putain de roux. Ça surprend, ça fait pas peur, mais ça surprend haha. 😀

Après la révélation de mi-saison, on brasse du mort comme on en a rarement vu, c’est l’hécatombe ! C’est le scénario qui veut ça donc c’est pas tiré par les cheveux mais ça peut surprendre également ! Mais le rythme post-épisode 5 est effréné, pas de répit pour les personnages, ça c’est sûr !

Niveau réalisation, on tente toujours des trucs, peut-être un peu moins originaux que dans la saison 5. J’ai bien aimé ces plans fixes dans les coins des pièces, ça m’a énormément rappelé les premiers jeux Resident Evil (j’ai à peine touché à l’un d’entre eux mais c’est quelque chose qu’on remarque direct et ma tête a fait le lien immédiatement, pour une fois).

Quelques défauts aussi, notamment dans la « crédibilité » (j’mets entre guillemets parce que c’est AHS donc évidemment qu’il y a des choses peu réalistes, mais tout de même) : le fait que Shelby et Matt retournent dans cette maison après tout ce qu’ils ont vécu,  que le personnage de Sarah Paulson tombe dans un espèce de trou de plusieurs mètres de profondeur, se mange un coup de hachoir je crois dans l’épaule, qu’elle remonte et arrive à prendre un flingue à un flic, m’ouais m’ouais. Et puis pas mal de motion sickness dans certaines scènes, ça fout vraiment la gerbe. J’AIMERAIS QU’ON ARRÊTE CE PROCÉDÉ, MERCI.

Mais de manière générale, oui j’ai beaucoup aimé cette saison ! En plus je l’ai regardé bizarrement, genre les 3 premiers épisodes d’un coup, puis le suivant la semaine qui suit. Une pause, j’ai enchaîné les 4 épisodes et vu le dernier peu après la diffusion. Un peu décousu mais au final ça a bien fonctionné, grâce au twist de mi-saison.

Malheureusement la fin n’est pas à la hauteur. C’est con car c’est très sympa de faire revenir le personnage de Lana, mais scénaristiquement, on a l’impression que ça a été bouclé en deux phrases sur le papier. Presque en queue de poisson. C’est trop abrupt, même si le contenu pour faire la fin de saison est là, mais la coupure est bien trop nette.

En bref… chaque saison est tellement différente qu’il est très compliqué de les comparer entre elles, néanmoins je la trouve assez réussie ! Je suis incapable de faire un classement entre elles. J’avais aimé la S5, et j’aime cette S6, mais autrement, pas pour les mêmes aspects. La S5 portait plus sur l’ambiance, etc. Ici c’est plutôt sur la forme de la saison qui sort du lot.

 

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