Atlanta

atlanta

 Chaîne : FX
Date de sortie : 2016
Statut : en cours
Nombre de saisons : une saison, renouvelée pour une deuxième saison

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Synopsis

Nous sommes à Atlanta (en Géorgie, sur la côte est des Etats-Unis), où nous suivons Earn, une jeune homme qui essaye de se racheter auprès de son ex petite-amie (qui est également la mère de sa fille), de ses parents et de son cousin, Alfred, un rappeur ayant pour nom de scène Paper Boi. Earn est « à la dèche » comme on dit, étant sans réel domicile fixe et sans économies, et alterne en habitant chez son ex et chez ses parents. Il finit par réaliser que son cousin est aux portes du succès de la scène rap, il va donc se lancer en tant que manager de Paper Boi et essayer de s’en sortir.

Générique, OST et jeu d’acteur

Pas de réel générique, c’est plutôt le titre qui se greffe aux différentes scènes d’ouverture, à la manière de Mr. Robot. Ça change donc à chaque épisode. J’aime bien ce procédé même je préfère les vrais génériques joliment réalisés. Mais pour une série de ce type et avec ce ton, ça marche pas mal ! L’OST est, bien évidemment, composé de sons rap, R&B, hip-hop. Je n’écoute que très peu ces genres donc je vais pas pouvoir vous faire une analyse précise mais forcément elle se lie bien à la série. Le jeu d’acteur est assez bon, on retrouve en tant que créateur de la série et rôle principal Donald Glover (qui n’est autre que Troy dans Community), et se produit dans la musique sous le nom de Childish Gambino, également dans le genre du rap/électro/R&B. Cette série, c’est son bébé qui permet de fusionner ses deux passions : la comédie et le rap. Alors forcément, il est très bon dans son rôle, mais les autres acteurs ne sont pas en reste. J’aime beaucoup Zazie Beetz, que je ne connaissais pas auparavant, qui interprète Vanessa, l’ex d’Earn, elle dégage un truc très rafraîchissant !

Mon avis

Je me lançais dans la série pas vraiment pour le genre musical qui est mis en avant mais plutôt pour le fait que le projet soit piloté et fait figurer Donald Glover que j’aimais beaucoup dans Community, et de plus, étant diffusé sur FX, je mettais la barre relativement haute.

Globalement, la série m’a-t-elle plu ? Oui, mais pas tout de suite, et pas autant que je l’espérais.

Cette première saison de dix épisodes permet à Donald Glover d’expérimenter tout un tas de choses, c’est à la fois très agréable à regarder mais également déstabilisant car j’ai eu du mal à réellement cerner la série. Le schéma narratif des épisodes est assez variable. On va dire que j’ai commencé à apprécier un peu plus la série vers la moitié de saison. Non pas qu’avant c’était naze, juste que j’avais sûrement besoin de voir un peu plus les personnages pour réellement m’immiscer dans la série. Entre ça, mes attentes élevés et les retours très positifs qui tombaient au fur et à mesure, on finit forcément par être un peu déçu.

Ce qui est ouf en fait, c’est que des moments complètement décalés arrivent alors qu’on ne s’y attend absolument pas, les idées fusent et viennent de n’importe où ce qui les rend forcément extrêmement drôle. Par exemple y a un moment qui sort de nulle part où un personnage conduit une voiture invisible dans la rue, on le voit donc traverser horizontalement notre écran pendant une seconde et demie, sans prévenir, comme ça. J’ai regardé cet épisode alors que j’étais déjà un peu K.O., les yeux se fermaient et là j’suis en mode « what da fuck just happened?!« . Mais j’ai beaucoup ri, alors pour ça, c’est cool.

Atlanta ne fait pas que dans l’humour, elle mêle situations « dramatico-humoristiques » si l’on peut dire, notamment avec Earn et sa vie amoureuse et familiale, qui me rappelle pas mal Master of None. J’aime bien ce ton, vous le savez peut-être j’aime bien les séries et films qui font partie du genre des comédies dramatiques, quand les deux genres sont bien dosés ça donne vraiment de très belles choses et c’est le cas par moments ici. Je veux donc dire que la série n’est pas une comédie dans le sens classique du terme avec gag sur gag, loin de là, il y a des moments plus délicats. J’aimerais quand même faire une grosse dédicace à l’épisode 7 qui se construit tout du long sous une forme parodique d’émissions et autres programmes, c’était vraiment drôle, et la parodie c’est ma came, alors forcément ça aide !

La série expose également des problèmes sociétaux, le racisme, la difficulté d’entrer dans le milieu de la musique, et d’autres. C’est fait avec une belle justesse qui est très appréciable. Les personnages sont très différents des uns des autres, Earn étant presque timide face à un Paper Poi qui ne mâche pas ses mots pour peser dans le game comme on dit.

La réalisation est également soignée et filme ces quartiers d’Atlanta qui n’ont rien de très glamour. Cela parait très simple alors que c’est en fait bien plus élaboré que ça, mais ça rend le tout très fluide et donc le visionnage fort agréable à ce niveau.

En bref

La série est réussie mais ne sera pas au goût de tout le monde. Faisant partie de ces nouvelles comédies dramatiques pouvant avoir certaines longueurs pour mieux profiter de l’instant présent, j’ai commencé à un peu plus accrocher à la série vers la mi-saison. Ce qui est sûr, c’est que la série pullule de bonnes idées, mais l’hétérogénéité de la série et le ton employé peuvent perturber le spectateur. Atlanta est à tenter pour tous les amateurs de rap et de comédies un peu plus « à la marge » comme dirait l’autre.

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